Un peu d’histoire : Saclay
Le saviez-vous ? Saclay possède 60 % d’espaces naturels et agricoles et offre de nombreux atouts touristiques aux amateurs d’espaces verts. Parmi les 12 millions d’habitants d’Île-de-France, beaucoup cherchent à profiter du week-end pour se reconnecter à la nature. L’agriculture locale y tient une place importante, avec de nombreux points de vente directs dans la ville. L’histoire de Saclay remonte au XIIe siècle, lorsque la commune était jadis le premier relais de poste en venant de Paris. Vers 1100, Louis VI pacifie cette région du Hurepoix, alors marquée par d’incessantes luttes féodales, et la réunit au domaine royal. Saclay fait alors partie du comté de Montlhéry et relève de la prévôté de Châteaufort. Au XVIe siècle, la ville est divisée en une multitude de seigneuries laïques, progressivement supplantées par des ecclésiastiques et une bourgeoisie parisienne désireuse d’acquérir des biens fonciers. En 1684, Louis XIV fait aménager l’étang afin d’alimenter les rigoles conduisant l’eau vers le château de Versailles. Contrairement à d’autres communes du canton, le village de Saclay et l’écart de Villeras se développent au XVIIIe siècle. Peu de changements interviennent jusqu’en 1808 : petites maisons et grandes fermes s’organisent alors autour de l’église. Entre 1948 et 1950, l’installation du Commissariat à l’Énergie Atomique et de la DGA Essais Propulseurs occupe une partie du plateau jusque-là entièrement cultivé.
Le plateau de Saclay et le projet du Grand Paris
Avec ses 5 000 hectares, dont 3 100 de terres agricoles, le plateau de Saclay constitue aujourd’hui un pôle majeur d’excellence de l’innovation et de la recherche. Souvent surnommé la « Silicon Valley » française, il réunit universités, grandes écoles, centres de recherche et grandes entreprises, concentrant à lui seul 13 % des effectifs de la recherche française. On y retrouve notamment le CEA, le synchrotron SOLEIL, ainsi que des acteurs comme Renault, Danone, Thales, HEC ou encore Polytechnique, le tout à moins de 20 kilomètres de Paris. Le projet du Grand Paris a renforcé cette dynamique en favorisant la concentration d’universités, de grandes écoles et de centres de recherche privés, avec l’ambition de créer un supercluster comparable à celui de Cambridge, en Angleterre. L’objectif est clair : amplifier la dynamique du territoire et encourager les coopérations entre enseignement supérieur, recherche et entreprises, au service de l’innovation, de la croissance économique et de la création d’emplois. À terme, le métro 18 viendra renforcer cette attractivité avec 35 kilomètres de voies, 14 communes desservies, dont 7 en Essonne, et 10 nouvelles gares entre Versailles et l’aéroport de Paris-Orly. Cette nouvelle ligne permettra aussi des correspondances rapides à Massy-Palaiseau avec les RER B et C, à Versailles-Chantiers avec le RER C et les Transilien, ainsi qu’à Orly avec la ligne 14 prolongée.



